Au moins 30 Canadiens opérés au Mexique possiblement infectés

Une enquête menée par le CDC (Center for Disease Control) d’Atlanta le mois dernier a révélé que des Canadiens pourraient avoir contracté une infection potentiellement mortelle après avoir subi une chirurgie de perte de poids dans une clinique de Tijuana, au Mexique. Cela met en lumière les risques que représentent les opérations médicales à l’étranger.

La Presse Canadienne a rapporté, dans un article publié le 14 février, qu’au moins 30 Canadiens auraient été infectés après avoir été opérés à l’hôpital Grand View de Tijuana, à la frontière des États-Unis, près de San Diego. L’Agence de la santé publique du Canada ne peut confirmer ces chiffres hors de tout doute, étant donné les difficultés à obtenir des réponses sur les alertes de santé lancées dans d’autres pays. Des Américains auraient aussi été infectés par une souche de bactérie résistante aux antibiotiques, soit la pseudomonas aeruginosa.

Risques

L’agence de santé publique fédérale a lancé un avis recommandant aux patients s’étant rendus à l’hôpital Grand View ou à d’autres établissements de Tijuana depuis le mois d’août de consulter un médecin immédiatement s’ils ressentent des signes d’infection, notamment de la fièvre, des rougeurs, la présence de pus ou de gonflement sur la partie du corps qui a été opérée.

Le docteur Howard Njoo, sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada, a fait savoir à La Presse Canadienne que l’agence tentait de s’assurer que tous les patients soient informés de la part de l’établissement où ils ont été opérés afin d’être au fait des risques potentiels en vue de suivis médicaux.

L’agence de santé conseille aux patients d’éviter l’hôpital Grand View jusqu’à ce que les autorités mexicaines donnent leur feu vert. Elle a aussi publié une mise en garde face au risque d’infections par le sang, notamment le VIH, l’hépatite B et l’hépatite C. Celles-ci peuvent être causées par une mauvaise stérilisation du matériel médical à l’hôpital, et/ou la réutilisation de matériel chirurgical à usage unique.

  1. Njoo a indiqué que le tourisme médical représente un défi pour les autorités, puisque les Canadiens ne sont pas dans l’obligation de signaler leurs traitements à l’étranger.

«N’importe qui pourrait partir à l’étranger pour le tourisme et si cela incluait une procédure élective dans un établissement médical, nous ne serions pas nécessairement au courant», a-t-il affirmé à La Presse Canadienne.

Selon un sondage de la Société internationale de chirurgie plastique esthétique, mené en 2017, les Canadiens constituent le troisième marché en terme d’importance pour la chirurgie plastique à l’étranger, après les Américains et les Espagnols. De son côté, Statistique Canada indique que les dépenses des Canadiens en matière de santé à l’extérieur de leur pays d’origine sont passées de 447 millions à 690 millions, de 2013 à 2017.

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