Types de chirurgies

Constipation – Colectomie partielle ou chirurgie de résection intestinale

Aperçu

Qu’est-ce qu’une constipation ? La constipation survient lorsque les selles deviennent moins fréquentes ou plus difficiles à évacuer. Dans certains cas, le passage des selles peut devenir extrêmement douloureux, ce qui rend le passage aux toilettes difficile ou effrayant. Des obstacles psychologiques à la défécation peuvent se développer, et aggraver davantage le problème.

La constipation survient généralement lorsqu'un patient modifie son régime alimentaire ou sa routine, ou lorsqu'il ne mange pas suffisamment de fibres. Cela peut également être un symptôme de conditions médicales plus graves telles que la diverticulite, les troubles du plancher pelvien chez les femmes et les troubles gastro-intestinaux fonctionnels, tels que le syndrome de l’intestin irritable (SII) et la maladie de Crohn.

Pourquoi?

Vivre avec la constipation dans votre vie quotidienne peut avoir un impact négatif sur votre état mental et votre qualité de vie. Les patients peuvent souffrir de ballonnements, de douleurs, de peur et de la stigmatisation sociale négative attachée aux pathologies ano-rectales. Il est important que vous consultiez votre médecin avant que ces symptômes n'affectent vos activités quotidiennes, vos routines et vos relations personnelles.

L'intervention chirurgicale traitant la constipation doit absolument être la dernière option de recours, une fois toutes les autres options épuisées (médicaments, neuromodulation sacrée, etc.). L’intervention chirurgicale pour traiter la constipation peut changer votre vie. Cependant, si vous vous trouvez dans une situation où vous souffrez de constipation chronique impossible à traiter par d’autres moyens, une intervention chirurgicale devra être effectuée.

Les interventions chirurgicales les plus courantes effectuées pour la constipation chronique réfractaire sont la colectomie partielle (résection) et la colectomie subtotale (lorsque tout le gros intestin est retiré à l’exception du rectum). Cependant, une colostomie (lorsque le côlon est attaché à une stomie et à une poche à l'extérieur de votre corps que vous viderez) peut être nécessaire pour les cas plus graves (lorsqu'il n'y a plus assez d'intestins à attacher au rectum).

Toutes les chirurgies, qu'elles soient majeures ou mineures, comportent des risques. La colectomie présente généralement les risques suivants :

Risques

Risques de la chirurgie

  • Les complications les plus courantes comprennent la nausée, le vomissement, la rétention urinaire, les maux de gorge, et les maux de tête.
  • Les complications les plus sévères comprennent le risque de crise cardiaque, d’AVC, de pneumonie, et de formation de caillots sanguins.
  • Infection de la zone traitée par la chirurgie.
  • Saignement excessif (interne et externe).
  • Accumulation de sang au niveau de la zone traitée (hématome).
  • Douleur, gonflement, irritation ou gêne au niveau de l'incision.
  • Fièvre.
  • Maux de tête et somnolence après la chirurgie.
  • Récidive de la constipation (sur le long-terme).
  • Apparition de fistules après la chirurgie (sur le long-terme
  • Déchirures au niveau de l’anastomose.
  • Blessures atteignant les organes à proximité de votre côlon (comme votre vessie).
  • Possibilité d’avoir un prolapsus rectal.

A quoi s’attendre avant votre intervention chirurgicale

Vous devrez peut-être prendre des antibiotiques avant la chirurgie. Des analyses de sang de routine ne sont généralement pas nécessaires, mais peuvent être recommandées avant la chirurgie en fonction de l'âge du patient et de l'existance de problèmes médicaux.

Avant votre intervention chirurgicale, une infirmière ou un médecin délimitera la zone à traiter, la nettoiera et répondra à toutes les questions que vous pourriez avoir. L’anesthésie générale sera par la suite administrée sous le contrôle de votre anesthésiste et de votre chirurgien.

L’intervention dure généralement moins d’une heure, en fonction de la complexité du cas. En règle générale, votre médecin vous donnera un aperçu de la durée de l'intervention.

L’intervention chirurgicale

Une colectomie peut être réalisée soit par laparoscopie, soit par chirurgie ouverte. Au WSSC, nous nous efforçons de rendre nos procédures aussi peu invasives que possible, et nous préférons opter pour une intervention laparoscopique pour traiter ce problème.

Votre chirurgien fera 3 à 5 petites incisions le long de votre ventre pour y insérer un laparoscope (petite caméra flexible utilisée pour voir à l'intérieur de votre ventre) et d'autres instruments. Votre ventre est ensuite rempli de gaz pour faciliter le travail dans la zone. La partie malade de votre gros intestin est ensuite localisée à l'aide du laparoscope, puis retirée. Les deux sections restantes de l'intestin sont ensuite attachées l'une à l'autre à l'aide de sutures (c'est ce qu'on appelle une anastomose). Une fois la procédure terminée, le gaz est aspiré hors de votre ventre et les petites incisions de surface sont suturées.

Après l'intervention chirurgicale

Le temps de récupération suite à une colectomie varie, mais vous devriez vous sentir de retour à la normale en quelques semaines. Une douleur peut persister jusqu’à une semaine après la chirurgie. Assurez-vous de garder la zone propre et sèche pour éviter tout risque d'infection. Les démangeaisons ou les douleurs sont courantes, mais informez votre médecin si vous ressentez un gonflement ou une douleur excessive.

Vous devrez organiser votre retour chez vous le jour de votre intervention chirurgicale. Nous vous recommandons que quelqu'un reste avec vous pendant les premières 24 heures à la maison. Lorsque vous quitterez l'établissement après la chirurgie, rentrez chez vous et reposez-vous. Évitez de faire d'autres plans le jour de votre chirurgie. Dès le lendemain, vous pouvez augmenter votre activité au fur et à mesure que vous vous sentez prêt.

Vous recevrez probablement une ordonnance pour des analgésiques après votre chirurgie. L'infirmière vous fera part d'un plan de contrôle de la douleur après l'intervention chirurgicale, en fonction de vos besoins. Souvent, nous vous recommanderons de prendre du Tylenol et de l'Advil (comme Motrin, de l'ibuprofène) ou de l'Aleve en plus des analgésiques narcotiques.

Saviez-vous que nous avons un groupe de soutien ?

Vos questions et préoccupations ont très probablement été posées et répondues dans notre groupe de soutien. Modéré par nos diététiciens, nos infirmières et notre personnel. Nous vous fournissons une éducation fiable et des ressources pour vous aider tout au long de ce processus de changement de vie.