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Médicaments et chirurgie bariatrique : une approche en évolution
La prise en charge de l’obésité évolue. La médication et la chirurgie bariatrique ne sont plus nécessairement envisagées comme deux choix opposés. Elles peuvent répondre à des besoins différents et intervenir tous les deux à plusieurs étapes du traitement dans le même patient.
Les recherches récentes appuient une approche prise en charge plus individualisée. Pour un traitement pharmacologique peut constituer une première étape. Pour d’autres, la chirurgie peut être l’intervention la plus appropriée.. Il est également possible de revoir la stratégie au fil du temps, selon les résultats obtenus et l’évolution de l’état de santé.
Les médicaments qui ciblent les voies du GLP-1, comme le sémaglutide et le tirzépatide, agissent notamment sur la régulation de l’appétit et peuvent entraîner une perte de poids importante. Ils ont considérablement élargi les possibilités de traitement offertes aux adultes vivant avec l’obésité, y compris chez certaines personnes présentant une obésité sévère.
La médication représente souvent une première étape plus accessible et moins invasive que la chirurgie. Elle ne convient toutefois pas à tous et ne permet pas toujours d’obtenir une perte de poids suffisante. Les nausées figurent parmi les effets indésirables courants. L’admissibilité au traitement doit donc être évaluée par des professionnels de la santé qualifiés, en tenant compte des avantages attendus et des risques propres à chaque patient.
Une étude présentée au congrès annuel 2026 de l’American Society for Metabolic and Bariatric Surgery a examiné les dossiers de plus de 6 700 patients. Tous avaient reçu du sémaglutide ou du tirzépatide dans les six mois précédant leur chirurgie bariatrique.
Avant l’intervention, la médication avait entraîné une perte correspondant à environ 8 % du poids corporel. La chirurgie a ensuite permis une perte additionnelle importante. En considérant la perte de poids cumulée depuis le début du traitement pharmacologique, la perte totale dépassait 25 % après une dérivation gastrique et atteignait environ 20 % après une gastrectomie en manchon.
Les patients ayant eu recours directement à la chirurgie ont perdu légèrement plus de poids après leur intervention. Cette différence permet de préciser la portée des résultats. Un traitement préalable par GLP-1 ne semble pas diminuer l’efficacité de la chirurgie, mais il n’améliore pas systématiquement les résultats à long terme par rapport à la chirurgie seule.
Une autre étude, publiée en 2025, mène à une conclusion semblable. L’avantage initial observé avec le sémaglutide avant la chirurgie n’était plus observé après les trois premiers mois de suivi.
La médication peut aider à amorcer une perte de poids. La chirurgie peut ensuite produire une diminution plus importante et soutenir les résultats à long terme. Cette complémentarité ne signifie toutefois pas que tous les patients devraient suivre la même séquence.
La dérivation gastrique et la gastrectomie en manchon continuent d’offrir les résultats les plus constants et durables pour la perte de poids. Leurs bénéfices métaboliques peuvent également contribuer à une meilleure maîtrise du diabète, de l’hypertension et d’autres problèmes de santé associés à l’obésité.
Le choix du traitement repose sur plusieurs considérations cliniques. Lors d’une consultation, nos professionnels évaluent notamment vos antécédents médicaux, votre indice de masse corporelle et votre réponse aux traitements déjà essayés.
L’obésité est une maladie chronique qui demande un suivi continu. La chirurgie constitue une intervention majeure, mais elle ne met pas nécessairement fin au traitement. Une perte de poids moins importante que prévu, un plateau prolongé ou une reprise pondérale peuvent justifier une nouvelle évaluation.
Une étude américaine publiée en 2025 a suivi 112 858 personnes ayant subi une chirurgie bariatrique. Parmi elles, 14 % ont commencé un GLP-1 après leur intervention. Plusieurs y ont eu recours quelques années plus tard.
Ces résultats confirment que la médication peut avoir sa place dans le suivi postopératoire. Ils ne signifient toutefois pas qu’un traitement pharmacologique soit nécessaire chez toutes les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique. La cause du plateau ou de la reprise de poids doit d’abord être évaluée afin de déterminer si un traitement pharmacologique est indiqué.
Les analyses d’experts décrivent ainsi un modèle de soins plus intégré, où la chirurgie et la pharmacothérapie sont utilisées séparément ou successivement selon les besoins. Cette façon de faire correspond à la prise en charge d’autres maladies chroniques, pour lesquelles le traitement est ajusté en fonction de la réponse du patient.
Cette évolution change la manière d’aborder la perte de poids. La décision porte désormais sur le rôle que chaque traitement pourrait jouer dans votre parcours, immédiatement ou plus tard.
À la Clinique Michel Gagner, nous offrons des consultations en gestion médicale du poids, un accompagnement nutritionnel, des traitements par GLP-1 et différentes chirurgies bariatriques mini-invasives. Nos spécialistes examinent votre état de santé, les traitements déjà entrepris et vos objectifs avant de vous présenter les options pertinentes.
Consultez nos frais de traitement, puis remplissez notre questionnaire patient pour amorcer l’évaluation de votre situation.
1. American Society for Metabolic and Bariatric Surgery (ASMBS). (2026, May 5). New study finds metabolic and bariatric surgery after GLP‑1 treatment significantly boosts weight loss (Presented at ASMBS Annual Meeting 2026).
2. Mathur, V., Wasden, K., Shin, T. H., et al. (2025). Neoadjuvant semaglutide, bariatric surgery weight loss, and overall outcomes. JAMA Surgery, 160(5), 594–596.
3. Kim, M., Schweitzer, M. A., Kim, J. S., Alexander, G. C., & Mehta, H. B. (2025). Use of glucagon-like peptide-1 receptor agonists among individuals undergoing bariatric surgery in the US. JAMA Surgery.
4. Pournaras, D. J., Lingvay, I., & Sumithran, P. (2024). Better together: antiobesity medications and bariatric surgery for the management of obesity. British Journal of Surgery, 111(12), znae294.